« Vivre par procuration »: recyclage et empathie dans Les Larmes d’Olivia Rosenthal
Résumé
La pratique du recyclage au cinéma et dans la littérature est étroitement liée au domaine de l’adaptation. De l’adaptation cinématographique des oeuvres littéraires à la tendance contemporaine de la novellisation des oeuvres cinématographiques, de nombreux exemples témoignent de la solidarité des procédés filmiques et textuels. À partir de l’exemple de l’oeuvre d’Olivia Rosenthal, Ils ne sont pour rien dans mes larmes, je me propose d’analyser le rôle de l’empathie dans ce dialogue intermédial. Grâce à la mise en rapport du fictif cinématographique et du vécu, grâce à la capacité d’empathiser avec certains personnages, des vies, des fragments de vies disparates se mettent à communiquer. Les frontières entre le cinéma et la littérature, entre le récit filmique et le vécu s’estompent par le biais de cette mise en relation, de ce geste d’empathie qui traduit une porosité, suggérée à l’avance par l’épigraphe : « On peut vivre par procuration des choses incroyablement douloureuses ».
Mots-clés : Olivia Rosenthal, Ils ne sont pour rien dans mes larmes, approche relationnelle, empathie, identification, projection, recyclage
